Témoignages sur le caractère du chat Bombay


Dans cette pages nous donnerons la parole à ceux qui qui voudront bien nous adresser leurs témoignages et leurs expériences de vie avec un chat qu'il soit de race Bombay ou d'une autre race. Qu'ils nous racontent leurs joies et leurs bonheurs et tout et tout ! Alors, si vous voulez écrire pour chanter les louanges de votre chat, lui faire une déclaration ou tout simplement nous raconter votre expérience : ces pages sont à vous !

Vivre avec un Bombay le témoignage de Georgette

Race peu connue dans mon Quercy natal où les chats sont présents dans beaucoup de maisons, mais dans toutes les villes et villages, il y a trop de chats vagabonds.
Ici, la robe tricolore des chats européens est recherchée et dénommée « Isabelle ».

A la maison, lorsque Brunhio (1) est arrivé, deux autres chats croisés siamois l’ont très bien accueilli.
La maison comprend quatre niveaux, une grande terrasse avec bambous, bassin, poissons, des toits très accessibles, deux terrasses voisines. C’est Brunhio qui va le plus haut et le plus loin. Si les deux autres chats restent craintifs et n’entrent pas chez la voisine qui me certifie que lui aussi respecte le pas de sa porte, il ne manque jamais de prendre contact avec chaque visiteur, d’être toujours présent à l’ouverture d’une boîte, à la préparation du bricolage…etc.
La porte d’entrée ouverte intéresse toujours Brunhio. On peut le voir caché, attendant l’instant propice pour sortir dehors sur le trottoir. Je sais qu’il reviendra mais il y a le double risque de la route et d’être emporté par un passant le trouvant si confiant.
A l’intérieur, il visite les étagères de la bibliothèque, est entré dans la pendule lorsque cela lui a été possible, dans le buffet et les placards, dans la machine à laver le linge…
C’est lui seul qui vient prendre la meilleure place sur les genoux même si celle-ci est occupée par un autre. Il s’y place, se couche en douceur, pousse de son poids l’autre chat qui cède toujours. Il sait aussi se lover avec les autres.
Il a sa façon bien à lui de demander de « vrais câlins » à certains moments. Il sait ouvrir les sachets de croquettes.

Les amoureux des chats remarquent ses grands yeux jaunes cuivrés, son attitude affectueuse avec tous, sa présence, son activité, sa façon rigolote, détendue de s’installer pour dormir.

Dernièrement, une quatrième est venue (mon fils à la suite de son déménagement m’a confié sa chatte). Elle a de très longs poils (croisée persane) et est de bonne taille.
Ce n’est pas Brunhio qui l’a le moins bien accueillie mais la petite chatte. J’ai pu remarquer à un moment donné, une certaine coalition des trois chats contre Mi- Mi, réfugiée sous le buffet.

Vivant depuis toujours avec des chats, je puis dire que chaque chat a sa personnalité. Il en est qui ne peuvent se faire oublier pour certains traits, certaines habitudes… mais le Bombay (enfin le mien) est un chat qui montre sa joie de vivre, qui communique beaucoup, très décidé, sans problème, participe à la vie de la maison, s’adapte bien aux visites, aux nouvelles situations. Il aime les chats de la maison qui l’ont précédé (je n’ai pas assez de recul pour la quatrième), il sait aussi à l’occasion chasser un papillon, un pigeon.
C’est un chat qui se laisse manipuler avec une réelle confiance mais qui n’est pas très patient à l’immobilisation ; on ne peut que lui rendre de l’affection.

(1) Brunhio est un fils de Vanille auquel est dédié ce site


Le témoignage de Manou

Chat Bombay J'ai vécu durant 16 ans en compagnie d'un Bombay que j'avais tout d'abord appelé Bela Lugosi, mais que j'ai fini par prénommer BB tellement il s'est avéré être exceptionnellement doux et futé. J'ai rencontré BB en pleine nuit dans une rue du Marais à Paris. Une minuscule boule de poils noirs qui slalomait entre les voitures en miaulant. Il avait du s'échapper car je n'ai découvert sa race qu'une fois chez le vétérinaire. Je l'ai pris dans mes bras et il s'est automatiquement lové dans mon cou. Après avoir vérifié qu'il n'était pas tatoué, je l'ai emmené chez moi. Dès son arrivée, il a immédiatement ouvert le réfrigérateur et s'est servi lui-même (un fromage ail et fines herbes) ! Cela n'était qu'un début ! Véritable génie, BB ouvrait aussi le micro-ondes, les placards et les sacs des invités ! Il était très sociable et participait à la vie de la maison comme une personne à part entière. Il attendait que j'aille au lit pour se coucher et ne concevait pas de se trouver dans une autre pièce lorsque je n'y étais pas. Je suis écrivain (1) et peux vous dire que le Bombay est un chat d'écrivain idéal car il m'assistait dans mon travail, assis sur un tabouret tam-tam, l'air très concentré, à la façon d'une statuette de Bastet. Séducteur professionnel, il a réussi à faire chavirer les coeurs de certains de mes amis qui n'aimaient soit-disant pas les chats et n'a jamais fait tousser le moindre allergique. La phrase récurrente de ceux qui l'ont croisé était : "Ce n'est pas un chat...!"

Son décès m'a littéralement effondrée et mon entourage l'a pleuré comme on pleure un ami humain.
Je lui ai écrit ceci : "Mon amour est un chat noir d’ébène qui sent le chaud, le vivant, la sécurité. Ses iris d’un or indifférent reflètent l’intelligence que tant d’autres chats et d’êtres humains n’ont pas. Il est mon familier, comme l’entendent les sorcières, mon petit prince obscur et si lumineux. Il est mon unique coup de foudre réciproque. Mon ange gardien dont je suis la gardienne. Ma famille à lui tout seul. Il n’est ni mon fils ni mon amant. Il est ma foi. D’autres croient en un dieu, moi j’ai mon bijou en poils, ma bouillotte merveilleuse et sacrée, ma petite chose noire qui me protège. Mon miracle, mon monument de poésie. Le velours de sa patte, sa petite tête qui se lève à mon approche, sa moue interrogative… Que j’aimerais parler chat ! Voilà la langue qui me manque. Une langue qui ne saurait mentir. La langue-de-chat. Je n’ai pas honte. D’autres que moi ont ressenti cela avec leurs semblables. Qui du chat ou de l’écrivain tient la plume ? Baudelaire a-t-il vraiment écrit seul ? Dans le regard de qui a-t-il plongé sans regret pour avoir le courage de s’épandre en tant de vers félins ? À qui parlait Colette ? Qui les pharaons invitaient-ils jusqu’au plus profond de leur propre tombe ? Sont-ce là des illuminés ?".

Incapable de vivre sans chat, j'ai décidé d'adopter un chaton (qui se prénomme Caviar), mais n'ai pu me résoudre à choisir une autre race que le Bombay. Le Bombay est un chat tellement magique et "spécial" que je ne m'imaginais pas vivre avec un chat "normal". Il est d'une intelligence hallucinante, tendre et d'une beauté sans égale. Il n'a aucun défaut. Jusqu'à ce miaulement si caractéristique, grave et un peu rauque (chanterait-il le blues tel un Tom Waits ?). Affirmer qu'il ne s'entend pas avec ses congénères est totalement faux. Le Bombay accepte avec joie la venue d'un nouveau chat sous son toit et même les chiens. Il faut juste que sa dose de câlins n'en pâtisse pas. Il a même accepté mon conjoint, lequel est pourtant arrivé bien après lui ! ;o))

A tous ceux qui ne connaissent pas le Bombay, je dirais juste ceci : le Bombay n'est effectivement pas un chat. C'est un joyau !

Manou Chintesco

www.chintesco.com
(1) Manou est notamment l'auteur du roman « Les Compagnons d’Hela »

Le témoignage de Régine


Le Bombay est champion en tant qu’animal de compagnie ; il aurait même tendance parfois à être un peu collant... (en comparaison avec une petite chatte de gouttière que j’ai eue pendant treize ans, que j’adorais mais qui était continuellement en vadrouille.) Son caractère est des plus pacifiques : les Bombay que je connais ne donnent jamais un coup de griffes, ne mordent pas, ne manifestent presque jamais leur colère excepté à l’encontre d’un congénère s’aventurant sur leur territoire. Mon petit matou des son vrai nom Venom que j’avais surnommé « velcro » au début car, encore bébé, il s’accrochait à mes basques comme si j’étais sa mère (j’ai arrêté depuis ce surnom car je trouve que ce n’était pas gentil de ma part), peut se révéler le plus câlin des chats, ne se lassant jamais de se rouler par terre, offrant en toute confiance son ventre à nos caresses ; « tout le monde, il est bon, tout le monde, il est gentil » !! Je crains qu’il ne soit pas très aguerri au monde qui nous entoure et je m’inquiète lorsqu’il pousse ses escapades un peu trop loin. Enfin, il apprendra la méfiance après quelques mésaventures ! A presque deux ans, il n’a pas de victime à son tableau de chasse ; il a quand même fait tomber et cassé la cage à oiseaux de la gardienne chez qui il faisait un séjour et a tenté sans succès d’attraper ses poissons rouges ! Evidemment, c’était tentant. Je n’ai plus qu’à trouver une nouvelle « cat sitter ». Il est paresseux, si bien que je peux faire la grasse matinée, alors que ma chatte de gouttière me réveillait tous les jours à six heures du matin. Avis aux amateurs ; tout dépend si vous avez besoin d’un réveille-matin efficace. De même, ce petit matou a fini par accepter de se promener en laisse sans me ficeler à un arbre ou entortiller la laisse de façon inextricable et nous pouvons faire ensemble de grandes balades. Les Bombay sont donc exceptionnels : non seulement, leur beauté est irrésistible mais ils savent bien s‘adapter à notre rythme de vie. Ce sont des chats vraiment très séduisants.

Le témoignage de Caroline


Ma petite chatte Bombay est une véritable Diane chasseresse ; à trois mois à peine, malgré sa taille très menue, elle a déjà commencé à ramener des petits souriceaux puis à attraper des lézards. Malgré sa cruauté envers ces petits animaux, elle se révèle très pacifique avec moi et une mère attentive envers ses chatons. Non seulement, elle faisait attention lorsqu’ils étaient tout petits à prendre une position de façon à ce que chacun (et ils sont cinq !) puisse téter mais maintenant qu’ils ont un mois, elle les surveille quand il leur prend de s’aventurer hors de leur caisse. Si l’un vient manger dans son écuelle, elle s’arrête de manger pour laisser le petit manger à sa place (alors que celui-ci a plein de croquettes dans sa propre écuelle mais c’est bien connu, c’est toujours meilleur dans l’assiette du voisin). .Les Bombay sont donc des chats très doux, sociables, très joueurs et faciles à vivre en appartement. Certains prétendent que c’est le chat le plus proche du chien.

A retenir pour les amateurs de chiens qui détestent les chats. A ce propos avez-vous remarqué que s’il est courant d’entendre des gens dire qu’ils sont allergiques aux chats ou même qu’ils ne les aiment pas, il est, par contre, très mal vu de déclarer ne pas aimer les chiens. Toujours est-il que ma chatte encore petite n’aimait rien de plus que de jouer avec moi ; lorsque je lui lançais sa petite souris en peluche, elle se précipitait pour la ramener dans sa gueule et la déposer à mes pieds et cela dix fois, vingt ou plus si vous en aviez la patience. Je n’avais jamais vu auparavant un chat faire cela.

Le témoignage de Nicole


J'ai une petite chatte toute noire qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la photo de votre "bombay". Je l'ai appelée Ambre à cause de ses yeux ... ce n'est qu'une "petite" boule de tendresses qui ne me quitte jamais et qui parle toujours comme une petite fille qu'elle est. Mon seul problème est qu'elle est très gourmande et je n'arrive pas à lui tenir tête quand elle demande à manger !!!!
Après 17 années d'amour passées auprès de mon Shai I Sha, mort au mois de mai de cette année, je n'avais pas vraiment envie de souffrir à nouveau mais je n'ai pu me résoudre à la laisser à son sort et je l'ai prise avec moi.
Un seul regret : ne pas l'avoir eu avant qu'elle ne connaisse la tristesse d'être délaissée ...